.Edito.
Catherine
Astolfi née en 1961 à Quimper en Bretagne, d'une mère
Bretonne et d'un père Corse. Je vis et je travaille actuellement
en Suisse.
" La terre, matière à expression" J'ai approché la réflexion artistique par un travail de 3 années auprès de l'aquarelliste Belge Léon Classens. Le travail sur le terrain m'a offert une approche fondamenale de la nature non pas uniquement d'un point de vue esthétique, mais également et surtout d'un point de vue spirituel voire métaphysique. Mes réalisations ont rapidement été marquées par la volonté d'exprimer l'essentiel par le trait simple. Et je me suis naturellement éloignée du seul aspect figuratif des objets. De ces années de création au milieu du maquis corse j'ai découvert le bonheur des rencontres, au hasard des lieux de peinture, et garder le besoin de l'échange et de la conversation. Un passage en université m'a permis d'orienter ma réflexion et ma pratique vers l'utilisation de nouveaux outils. J'ai volontairement laissé mon atelier ouvert à ceux et celles qui passaient par là.
"La terre et la présence humaine sont devenus des éléments fondamentaux de mon travail"Je me définis comme une artiste atypique par mon fonctionnement et le choix de la diffusion de mes travaux. Libre. Chaque moment artistique est un vrai bonheur, de rencontres et d'échanges entre ceux qui viennent régulièrement à l'atelier et avec qui je partage mes nouvelles "histoires" et ceux que je croise quand le désir d'exposer ailleurs me prend !Si je devais définir mon travail, j'emprunterai avec humilité les vers de Fernando Pessoa pour vous dire " je crois au monde comme à une pâquerette, parce que je le vois. mais je ne pense pas à lui parce que penser c'est ne pas comprendre...Le monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui (penser c'est avoir mal aux yeux) mais pour que nous le regardions avec un sentiment d'accord...Moi je n'ai pas de philosophie : j'ai des sens... si je parle de la Nature, ce n'est pas que je sache ce qu'elle est, mais parce que je l'aime, et je l'aime pour cette raison que celui qui aime ne sait ce qu'il aime, ni ne sait pourquoi il aime, ni ce que c'est qu'aimer...aimer, c'est l'innocence étenelle, et l'unique innocence est de ne pas penser"
